Lux Aeterna vient de sortir son premier EP, qui va très vite leur permettre de faire un nom, car ici les rennais n’ont pas à rougir devant les Stratovarius, Sonata Artica… Entretien avec Benoît
Tout d’abord, peux tu faire une petit historique du groupe ?
Walter et moi jouons ensemble depuis 4 ans. Nous jouions avec Erwan Thomas, notre ingé-son, puis à son départ, nous avons décidé de continuer et composer nos premiers morceaux. C’est ainsi que nous avons créé Lux Aeterna courant 2004. Après les premiers concerts, le groupe s’est dispersé pendant presque 1 an et il nous a fallu retrouver chant, basse et claviers. Après plusieurs mois de recherche, nous avons fait la connaissance de Maela, Olivier et Nicolas et le groupe s’est reformé pour début 2006. Nos ambitions étaient dès lors claires : réaliser une première démo, se produire sur scène et commencer à se faire connaître.
‘’Beyond Horizons’’ est votre première réalisation, peux-tu nous en faire une rapide présentation sur le plan musical ???
Beyond Horizons se veut assez éclectique au niveau de l’inspiration et de la manière d’aborder les thèmes. Dans les morceaux que nous produisons, et cela ne s’arrête pas aux 4 titres du CD, nous cherchons à obtenir le meilleur équilibre entre mélodie, technique et groove tout en restituant une ambiance propre à chaque titre. Il y a bien sûr une grosse part qui émane de la musique classique, orientale mais dans le prog on peut se permettre de laisser libre court à notre imagination et nos envies. Dans l’ensemble, on essaie surtout de creuser là où on peut encore apporter des choses nouvelles et originales.
Vos textes sont écrits par des personnes extérieures au groupe, peux-tu nous en dire plus sur votre manière de composer, car vous écrivez vous la musique ?
Pour notre part nous privilégions la musique aux textes même si nous essayons de les travailler du mieux que l’on peut. C’est un peu la tradition dans le style que nous pratiquons. Malgré tout, tu auras beau avoir les meilleurs textes du monde, si tu bâcles tes musiques, tes textes seuls ne te permettront sans doute pas de toucher un public. Dans notre cas, les textes des titres de Beyond Horizons ont été le résultat d’opportunités données à des personnes de notre proche entourage. Pour les autres, c’est surtout Maela qui fait bouillonner son inspiration. Quant à la musique, elle est composée par Walter et moi mis à part In The Web Of My Lies que nous avons réalisé avec notre compère et ami Erwan Thomas. C’est un morceau que nous avons mis presque 2 ans à écrire !
Pourquoi avoir réalisé un 4 titres et pas directement un album ?
Réaliser un album en autoproduction est une chose très difficile car ça demande souvent un investissement très exigeant au niveau personnel comme au niveau du groupe. Comme on est pas du genre à mettre la charrue avant les bœufs, on a voulu donner à ce CD 4 titres une vocation de promotion. Dans son format et sa conception, Beyond Horizons est un objet qui doit nous servir à nous faire un public et surtout à démarcher. On espère aussi prendre un peu la température du milieu métal face à notre galette.
Quels sont les retours que vous attendez avec cette maquette, car s’auto produire n’est pas chose facile…. ?
On attend les meilleures retombées possible avec cette maquette ! Pour l’instant, depuis sa sortie début octobre 2006, les avis sont très encourageants de manière générale et l’accueil a été vraiment bon partout où elle est arrivée. C’est un projet sur lequel on bosse depuis plus de deux ans avec Walter et la reformation du groupe au complet depuis un an nous a tous boosté. Notre objectif est de prendre un max de plaisir à jouer nos morceaux sur scène et en donner le plus possible aux gens. Bien sûr l’autoproduction c’est loin d’être évident quand on est un jeune groupe de métal français mais c’est un passage obligé pour se faire valoir auprès des labels et des distributeurs. Réussir à obtenir un cadre plus propice pour faire émerger notre projet est notre vœu le plus cher et si les choses s’enchaînent, pourquoi pas espérer un premier album courant 2007 ?
LA CHRONIQUE
Une orchestration remarquable donnant un côté symphonique envoûtant voisinant parfois une accentuation mélancolique qui nous plonge dans le registre des Nightwish, ou encore Forever Slave, notamment dans le chant, même si LUX AETERNA opte pour un chant loin des sonorités aigues…. À travers les titres, on retrouve une poussé guitaristique partagé entre Yngwie Malmsteen, Dushan Petross’s, ou Cacophony ou vient se mêler des sonorités dark, prog’ aux bruissement parfois thrashy. Pour sa première démo LUX AETERNA a su s’inspirer des ses idoles, sans aller en faire une copie. Une très belle réussite.
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